Mes impressions sur Gran Turismo 5

Cela fait quelques semaines que je joue à Gran Turismo 5 (donc, une simulation automobile sur PS3). De manière épisodique, le week-end, j'ai pu tester le mode arcade et consacrer un certain nombre d'heures au mode GT. Pour l'instant, mon avis général rejoint une forme de critique que je lis fréquemment : oui au pilotage pointu propre à la série, non à d'autres aspects plutôt en retrait. Je vais détailler un peu et ajouter une remarque sur la difficulté du jeu.

Mode Arcade : (re)découverte

Le mode arcade a pour moi été l'occasion de tester quelques voitures, de retrouver des circuits que j'avais appréciés dans GT4 et de revenir sur le mode rallye qui est particulièrement à mon goût dans cette série depuis GT3. Cela a aussi été un premier contact avec la réalisation. J'ai bien eu une nette sensation de réalisme, en particulier au niveau de la gestion de la lumière (par exemple avec l'éblouissement en sortie de tunnel). Mais en même temps, quelques éléments sont venus troubler mon immersion. Je pense notamment aux différences en terme de précision des modélisations et au souci de profondeur dans la 3D (clipping).

Mode GT : le pilotage

Rapidement, je me suis tourné vers le mode GT, donc celui où il faut commencer par acheter une voiture avec un petit budget, passer des permis, participer à des courses pour gagner de l'argent, etc. Étant donné la richesse du contenu, il y a largement plusieurs dizaines d'heures de jeu. Il est question dans ce mode de reprendre la conduite à la base. Et là, GT5 se montre à la hauteur de la renommée de la série : un pilotage pointu, tout juste ce que je recherche dans ce type de jeu (l'une de mes références étant F355 Challenge sur Dreamcast, évidemment sans les automatismes…). J'ai entendu des avis négatifs sur le sujet, le plus souvent quelque chose comme « Gran Turismo devrait maintenant proposer un gameplay plus accessible ». Je ne suis bien sûr pas d'accord. C'est une simulation, il n'y a donc aucune raison que l'on puisse prendre un virage à 90° en roulant à 200 km/h…

Aspects en retrait

Je ne vais pas lister tous les reproches que l'on peut faire à GT5, je vais plutôt souligner ceux qui me gênent le plus. Premièrement : l'intelligence artificielle. Elle a parfois été qualifiée de ridicule. En tout cas, je ne vois pas de progression déterminante depuis GT4 (qui était déjà en retard vis-à-vis des autres jeux). Deuxièmement : les temps de chargement. Même après avoir installé le jeu sur le disque dur de la console, il faut prévoir de la lecture ou autre chose à faire pendant les écrans de chargement. Troisièmement : les dégâts. Alors que le jeu affiche des arguments convaincants sur le plan de la simulation, on peut toujours arriver trop vite dans un virage, prendre appui sur une voiture et repartir tranquillement : elle ne quitte pas sa trajectoire et les voitures peuvent continuer à rouler sans problème…

Difficulté ou… facilité ?

Je viens d'aborder un point concernant la difficulté (on peut doubler trop facilement dans les virages) et j'en ajoute un deuxième : en choisissant des voitures sportives, légères, puissantes et pas chères, on finit me semble-t-il trop facilement les courses en première position. Exemples : Mazda MX-5 puis BMW Z4 puis Nissan GT-R.

Pour conclure

Je vais continuer à jouer à GT5 pour son pilotage et son contenu, mais je n'irai sûrement pas jusqu'au bout. Ma référence pour la série restera encore GT3, une avancée importante par rapport à GT1 et GT2. Bref, je reprendrais ce commentaire : malgré un long développement, GT5 est certainement trop proche de GT4 (lui-même trop proche de GT3) pour enthousiasmer vraiment ceux qui suivent la série depuis GT1…
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