Canon EOS 5D Mark II : le choix évident pour moi

Mes usages d’un appareil photo numérique m’avaient conduit, en 2005, à préférer le Canon EOS 5D au Nikon D200. Son capteur 24 sur 36 mm a beaucoup compté dans ce choix. Ayant eu avant un Nikon D100, j’aurais pu passer au D200 pour garder mes objectifs. Mais la qualité des images du 5D à 1 600 ISO correspondait à mes besoins, en particulier pour les photos de concerts. Les possibilités du 5D en terme de profondeur de champ me conduisaient aussi vers cet appareil.

Récemment, Nikon a sorti un reflex numérique équipé d’un capteur 24 sur 36 mm, le Nikon D700. J’aurais donc pu revenir vers Nikon. Mais… D’une part, j’ai maintenant de très bons objectifs pour les reflex Canon. Et d’autre part, la sortie du successeur du 5D semblait imminente. Effectivement, le Canon EOS 5D Mark II a été annoncé aujourd’hui. Ce sera mon prochain appareil photo. Je développe un peu le sujet sur NouvelleProduction.net :
Le Nikon D100 a été mon appareil principal pendant trois ans : de 2003 à 2005. Le Canon EOS 5D l’aura aussi été : de 2005 à 2008. D’où cette question : vais-je garder le Canon EOS 5D Mark II comme appareil principal jusqu’en 2010 ?…
Voici une photo du Canon EOS 5D :

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Voir aussi : le récapitulatif.
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Mes usages actuels d’un téléphone

Dans l'une de mes notes précédentes, j'ai expliqué pourquoi je n'avais pas encore acheté d'iPhone 3G, au départ à cause du manque d'une fonction d'enregistrement vidéo en standard. Mon intérêt certain pour l'iPhone 3G était principalement dû à quatre facteurs :
  1. J'aimerais remplacer mon téléphone actuel, un Nokia E61i, au profit d'un modèle s'intégrant plus facilement dans mon environnement de travail (très orienté Google), proposant les dernières technologies (notamment un GPS) et venant remplacer mon iPod.
  2. J'utilise de nombreux produits Apple et j'en suis globalement très satisfait (en particulier Mac OS X et les logiciels pour le grand public comme pour les professionnels).
  3. J'utilise iTunes qui synchronise ma musique et mes podcasts avec mon iPod.
  4. La synchronisation proposée via le service MobileMe m'intéressait.
  5. Je n'avais pas acheté le premier iPhone (à cause de la même raison de départ).

Mais voilà, je n'ai toujours pas d'iPhone dans la poche. Alors, puisque j'utilise beaucoup les services de Google, j'attends la sortie des premiers téléphones équipés de son système, Android. Et en attendant, c'est l'occasion de faire le tour de mes usages d'un téléphone. Ces usages sont assez nombreux depuis que la convergence numérique a réuni dans ce type d'appareil la plupart des fonctions des autres objets électroniques que l'on peut transporter avec soi. À ce niveau, mon téléphone précédent, un Sony Ericsson P990i (voir illustration ci-dessous), allait un peu plus loin que le Nokia E61i (par exemple : son écran tactile me permettait de faire des schémas au stylet). Je vais donc lister mes usages en me basant sur les utilisations de ces deux téléphones. Pour terminer cette note, je ferai un petit point sur mes deux derniers téléphones et sur ce que j'attends du prochain.

Voici mes usages principaux (je mets entre parenthèses des indications sur ce que j'utilise en ce moment) :
  • lire et écrire des e-mails (Gmail for mobile) ;
  • consulter mon agenda (données synchronisées avec Google Calendar via Spanning Sync et iSync, car iCal seul ne prend pas en compte les événements que j'avais importés, justement depuis iCal…) ;
  • consulter mon carnet d'adresses (données synchronisées avec les contacts de Gmail via le carnet d'adresses de Mac OS X et iSync) ;
  • recevoir et passer des appels téléphoniques ;
  • prendre des notes écrites (les notes du téléphone, synchronisées avec les notes d'Apple Mail via FoneLink) ;
  • Web (Opera Mini, si possible en 3G ou Wi-Fi) : fils RSS (Google Reader) ;
  • prendre des photos et les visionner ;
  • tourner des vidéos et les visionner ;
  • visionner des fichiers au format DivX (DivX Player) ou en MP4 (Real Player livré en standard) ;
  • consulter l'heure et la date ;
  • éclairer dans le noir (Gmail for mobile et son interface blanche…).

Mes autres usages fréquents :
  • lire et écrire des SMS ;
  • Web : recherches (Google) ;
  • échanger des données en Bluetooth ;
  • sauvegarder le contenu du téléphone (FoneLink) ;
  • me réveiller le matin.

Mes usages occasionnels :
  • messagerie instantanée (Fring) ;
  • envoyer des notes sur un blog ou un microblog (principalement Fring sur Twitter) ;
  • Web : réseaux sociaux (surtout MySpace et Facebook), consulter des documents de bureautique (Google Docs) ;
  • faire des calculs ;
  • prendre des notes sonores ;
  • visionner des vidéos sur YouTube (emTube) ;
  • consulter des fichiers au format PDF ;
  • dessiner un schéma (sur le Sony Ericsson P990i) ;
  • jouer (S-Tris 2 par exemple).

Mes usages en déplacement :
  • Web : consulter des horaires de transport en commun (Voyages-sncf.mobi), consulter l'état de la circulation sur les routes (Infotrafic.com), consulter la météo (Meteo.fr) ;
  • calculer des itinéraires en transport en commun (MetrO) ;
  • me connecter à Internet depuis mon ordinateur portable (Launch2net sous Mac OS X) ;
  • être assisté pour la navigation sur les routes (Google Maps, par exemple en cas de panne de mon GPS) ;
  • faire des conversions de devises (WorldMate) ;
  • traduire des mots (dictionnaire Collins).

Mes usages rares :
  • lire et écrire des MMS ;
  • lire et écrire des documents de bureautique (Quickoffice) ;
  • écouter de la musique et des podcasts, visionner mes photos (données synchronisées avec iTunes et iPhoto via Nokia Multimedia Transfer, rare car je garde un iPod qui n'est pas limité à 2 Go comme mon téléphone équipé de sa carte mémoire) ;
  • écouter la radio (sur le Sony Ericsson P990i) ;
  • contrôler un serveur à distance (PuTTY).

Mes impressions sur le Sony Ericsson P990i :
  • équipement complet ;
  • large étendue fonctionnelle ;
  • interface trop touffue et trop lente ;
  • pas plus d'impressions car je n'ai pas gardé ce téléphone très longtemps (je l'ai renvoyé suite à un blocage complet du système).

Mes impressions sur le Nokia E61i :
  • équipement complet, j'aurais tout de même apprécié que l'écran soit tactile ;
  • solidité certaine ;
  • large étendue fonctionnelle ;
  • interface simple et rapide ;
  • page d'accueil personnalisable très efficace (applications courantes, événements, messages et réseaux) ;
  • touches d'accès rapide à certaines applications très pratiques ;
  • je dois utiliser trop d'outils pour synchroniser mes données (le carnet d'adresses de Mac OS X, Spanning Sync, iSync, FoneLink et Nokia Multimedia Transfer) ;
  • 2 Go sur une carte MicroSD, c'est assez pour les photos et les vidéos que je prends, mais insuffisant pour le contenu que j'ai dans iTunes ;
  • d'autres soucis sur le thème de la mémoire : le contenu du téléphone (application et données, hors carte mémoire) est effacé à chaque mise à jour, la mémoire pour lancer des applications est insuffisante ;
  • soucis d'utilisation : il faut sélectionner la connexion que l'on souhaite utiliser beaucoup trop souvent, il faut trop souvent fermer manuellement les connexions qui ne sont pas accessibles, l'outil Notes ne propose pas de recherche dans le texte, l'affichage des e-mails qui sont en texte riche est problématique dans l'application livrée en standard, je ne peux plus envoyer de données en Bluetooth depuis un moment (alors que les synchronisations en Bluetooth fonctionnent toujours), le téléphone plante parfois ;
  • soucis en particulier avec Gmail for mobile : le lancement de l'application devient trop long au fil du temps (réinstaller l'application corrige ce problème), tous les caractères ne sont pas accessibles (alors qu'ils le sont dans l'outil Notes, il faut faire des copier/coller).

Ce que j'attends de mon prochain téléphone :
  • qui me permette tous les usages listés précédemment, y compris la vidéo, l'utilisation directe de Gmail et la sauvegarde du contenu ;
  • qu'il me permette une synchronisation simple avec les services de Google (en particulier les contacts de Gmail et Google Calendar) ;
  • qu'il dispose d'un clavier Azerty physique ou virtuel ;
  • qu'il remplace mon iPod (synchronisation de ma musique, de mes podcasts, mais aussi de mes vidéos) ;
  • qu'il dispose d'une prise minijack standard ;
  • qu'il intègre un GPS ;
  • qu'il soit associé à une plate-forme de téléchargement d'applications et de jeux ;
  • qu'il ne tourne pas sous Windows Mobile ;
  • qu'il ne soit pas lié à un forfait trop limité par rapport à mes usages.

J'attends donc les premiers téléphones tournant sous le système de Google pour les étudier de plus près. Étant donné les usages que je viens de lister, cela mérite que je me penche sérieusement sur le sujet 😉

Voici une photo de mon téléphone précédent, le Sony Ericsson P990i :

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Les débuts du Web grand public vus du côté d’un fournisseur d’accès à Internet

Suite à certains souhaits émis par des lecteurs de ce blog dans les commentaires de mes dernières notes, me voici en train d’aborder un autre sujet fortement axé sur l’informatique… Les débuts du Web grand public vus du côté d’un fournisseur d’accès à Internet (FAI). Je glisse vers ce thème puisqu’à partir du milieu des années 90, j’ai commencé à collaborer avec un FAI qui se lançait. Avant cet épisode, j’avais participé à des travaux de la même entreprise dans le monde du Minitel…

Être fournisseur d’accès à Internet, c’était au départ : louer une ligne spécialisée de 64 kb/s et en distribuer le débit sur quelques modems (voir illustration ci-dessous). Un Power Macintosh Workgroup Server 9650 d’Apple, qui tournait sous Mac OS 8.0, cumulait presque tous les rôles (je mets entre parenthèses le nom des logiciels utilisés) : serveur HTTP (WebSTAR, accompagné de MacPerl), serveur de messagerie (EIMS), serveur FTP (FTPd) et serveur DNS (QuickDNS Pro Server). Étaient aussi installés sur ce Mac : AppleShare IP (pour étendre Mac OS au niveau du partage de fichiers) et Timbuktu (pour l’administration à distance). Ça fonctionnait drôlement bien !

La collaboration s’est faite au départ sur la réalisation et la refonte de plusieurs sites Web statiques. Cela concernait des entreprises et des institutions locales. J’écrivais les pages HTML dans un simple éditeur de texte et j’y ajoutais un peu de code JavaScript, surtout pour la gestion des images dans les menus. Je faisais aussi des animations au format GIF, c’était très tendance à l’époque 😉

Un peu plus technique : j’avais réalisé une visite virtuelle d’une ville avec la technologie QuickTime VR, donc avec une navigation au sein de photos panoramiques. J’étais loin de bénéficier de l’environnement technique idéal : je n’avais qu’un appareil photo numérique Apple QuickTake 150 datant de 1995, sans trépied, et ne proposant aucun réglage. De plus, toute la chaîne de production était manuelle : il n’y avait pas d’outils pour coller les images et générer des fichiers au format QuickTime VR. J’avais donc passé de nombreuses heures devant Photoshop : collage, harmonisation de la luminosité, du contraste et des couleurs, et correction des jonctions. La qualité du résultat n’était pas vraiment au rendez-vous, mais l’expérience était intéressante…

J’avais aussi développé le prototype d’une application Web de réception et d’envoi d’e-mails (POP et SMTP). C’était encourageant, mais une solution existante et gratuite répondait déjà bien au besoin : EMUmail.

À partir du début de l’année 1998, la collaboration s’est intensifiée. La ligne spécialisée avait été complétée par une réception par satellite à 512 kb/s (puis 2 Mb/s) et la connexion des abonnés se faisait via des lignes Numéris ou un boîtier 3COM à 56 kb/s, vitesse qui n’avait pas encore été normalisée. En plus du Mac, trois serveurs étaient présents, l’un sous Linux et les deux autres sous Windows NT Server 4.0. Sur l’un des PC sous Windows, il y avait : Apache pour le Web (accompagné de Perl et PHP), War FTP Daemon comme serveur FTP, Spaghetti Proxy Server pour le cache, Omni-NFS comme serveur DNS et EMUmail comme passerelle pour les e-mails. Sur l’autre (que j’avais assemblé et installé) : War FTP Daemon comme serveur FTP, Internet Infomation Server pour le Web et quelques autres technologies de Microsoft pour les sites dynamiques en ASP (InterDev, FrontPage et Access).

Les tâches d’administration étaient assez standards : maintenance des serveurs, traitement des pannes, gestion des utilisateurs, mise en place des sites Web, mise à jour de ces sites, surveillance des onduleurs et gestion des sauvegardes sur bandes et cartouches. Un nouvel abonnement était l’occasion d’enchaîner plusieurs actions : création du compte, création d’une ou des adresses e-mail et ouverture d’un espace Web. Et pour la mise en place d’un site Web, il fallait : enregistrer un ou des noms de domaines (auprès de l’InterNIC, 70 $ pour deux ans), en récupérer la gestion DNS (par le biais de nombreux échanges d’e-mails), créer la table de routage dans les serveurs DNS, ouvrir l’espace Web et transférer les données.

Je répondais également au téléphone : clients, fournisseurs, etc. Il y avait parfois des problèmes simples à régler à propos des connexions, mais j’ai aussi eu quelques conversations surréalistes. Je me souviens de l’une d’entre elles en particulier : j’avais dû expliquer à un employé de France Télécom où trouver la touche @ sur son clavier afin qu’il puisse m’envoyer un e-mail…

Avant de travailler sur un site Web plus conséquent que les autres (prochain paragraphe), j’ai fait principalement deux types de développements : du code pour le traitement de formulaires et des applications Web. La première application, GenIndex, était un outil de référencement multiple. À partir de données saisies dans un formulaire, GenIndex référençait un site Web sur une petite quinzaine de moteurs de recherche. Google ne figurait pas dans la liste des moteurs, car je parle là d’un temps où Google Inc. (qui date de septembre 1998) n’existait pas encore ! La seconde application, Symade, était un petit système de gestion de contenu. À partir d’une page d’accueil, l’administrateur pouvait ajouter des pages Web simples dont il définissait le contenu. Là encore, je parle d’un temps où… 😉

L’une des plus grosses réalisations que j’ai faites pendant cette période était le site Web d’un grand groupe. Ce groupe disposait d’une charte graphique assez élégante et j’avais pris plaisir à la décliner pour le Web. Outre les rubriques standards que l’on retrouvait à ce moment-là sur la plupart des sites, il fallait intégrer une grosse base de données sur les produits du groupe et proposer une fonction de recherche dans ce catalogue. Une contrainte : utiliser les technologies de Microsoft. Donc, souvenir déplaisant : l’installation et l’utilisation des produits Microsoft (installations laborieuses, redémarrages multiples, incompatibilités logicielles et matérielles, interdépendance des logiciels, lourdeurs, plantages, lacunes fonctionnelles, etc.). Souvenir agréable : l’accueil d’un stagiaire et sa formation aux différentes pratiques de l’entreprise. Il venait aussi de l’UTC et il a repris mon travail quand je suis parti faire de la recherche dans le privé.

Voici une photo de quelques modems distribuant le débit d’une ligne spécialisée (photo prise à l’époque avec un appareil photo numérique Apple QuickTake 150 datant de 1995) :

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