Canon EOS 5D Mark II : récapitulatif

Étant donné que j’ai éparpillé quelques écrits sur le Canon EOS 5D Mark II à différents endroits, voici un petit récapitulatif :
Et avec Benoît Marchal dans le podcast Déclencheur :
Voici aussi quelques secondes de vidéo qui illustrent l’un des atouts majeurs d’un grand capteur : la faible profondeur de champ.

Et un exemple de vidéo tournée en basse lumière depuis la grande roue de Lille.

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L’iPhone 3G S : l’aboutissement après deux révolutions

Je n’ai pas acheté le premier iPhone, tout simplement parce qu’au moment de sa sortie, j’avais un téléphone correspondant davantage à mes usages (en l’occurrence un Nokia E61i). Alors, j’ai emprunté ceux de quelques amis pour prendre part à la révolution que l’iPhone représentait en termes d’interface homme/machine…

Quand l’iPhone 3G est arrivé, j’ai commencé par attendre pour pas mal de raisons, notamment : il n’y avait toujours pas de fonction d’enregistrement vidéo sur ce modèle, les téléphones Android s’annonçaient prometteurs et par ailleurs, mon Nokia tenait toujours la route. Mais, le premier téléphone Android n’enregistrait pas de vidéo et le nombre d’applications pour iPhone augmentait de manière fulgurante. Alors, j’ai arrêté d’attendre et je suis passé du Nokia E61i à l’iPhone 3G. Pour résoudre le problème de la vidéo, je me suis tourné vers un appareil complémentaire, un Sony Cyber-shot DSC-T500. Je passe sur les histoires de jailbreak

Finalement, l’enregistrement vidéo est apparu de manière officielle sur l’iPhone avec le modèle 3G S. S pour speed, ce modèle est effectivement bien plus rapide, mais outre la vidéo, il propose beaucoup de nouveautés qui en font pour moi un aboutissement, c’est-à-dire l’iPhone que j’attendais (pour reprendre un slogan lié au modèle précédent) et j’ai donc rapidement demandé ce nouveau téléphone à mon opérateur.

Première révolution : l’interface tactile de l’iPhone

Les écrans tactiles sont déjà assez anciens à l’échelle de l’histoire de l’informatique. Citons d’une part les écrans plutôt larges et souvent fixes : bornes multimédia et guichets électroniques. Mentionnons d’autre part les écrans plus petits et souvent mobiles : ordinateurs de poche, assistants personnels électroniques (PDA), téléphones, etc. D’un côté, nous avons sur une large surface une application (par exemple pour payer du carburant) avec de gros boutons permettant une utilisation au doigt. Et de l’autre, nous avons sur une petite surface un système et de multiples applications avec des éléments graphiques nécessitant généralement l’utilisation d’un stylet.

L’iPhone se place dans la deuxième catégorie : un petit écran mobile avec de nombreuses applications. Mais Apple ne fournit pas de stylet. Et Apple a donc dû repenser entièrement les interactions homme/machine. L’interface graphique de l’iPhone s’utilise entièrement avec l’imprécision du doigt. Je trouve ce travail exceptionnel. On ne le remarque pas forcément face à l’attrait des interactions multipoint.

Deuxième révolution : l’App Store à l’heure de l’iPhone 3G

Au départ, l’iPhone était vendu avec quelques applications et Apple encourageait les développeurs à réaliser des applications Web adaptées pour ce téléphone. Mais la demande d’un kit de développement (SDK) pour programmer des applications natives était forte. Un jour, ce SDK a enfin été disponible. Avec en plus un modèle de distribution qui a bouleversé à nouveau le monde de la téléphonie :l’App Store, un magasin d’applications (gratuites et payantes) intégré au logiciel iTunes (sur Mac et PC, ce qui garantit un nombre important de clients potentiels).

Le déluge d’applications n’a pas tardé. Il y en a eu pour tous les goûts. Un exemple de type d’application très populaire : les clients pour le service de microblogging Twitter. Donc, même si le nouvel iPhone de cette époque-là (l’iPhone 3G) ne comblait pas tous les retards (il était 3G et avait une puce GPS, mais il manquait par exemple l’enregistrement vidéo et les MMS), il devenait très largement extensible et, comme le disait Apple, on trouvait (presque) une application pour chaque besoin. C’est aussi le moment où l’iPhone est devenu une nouvelle console de jeu portable avec des jeux originaux d’une qualité rare comme Rolando ou des jeux en 3D assez étonnants au niveau de leur réalisation comme Ferrari GT Evolution.

L’aboutissement avec l’iPhone 3G S

Il y a quelques semaines, l’iPhone 3G S est sorti… Ce modèle représente à mon avis un véritable aboutissement : une interface tactile exemplaire, un modèle efficace de distribution des applications et une richesse technologique et fonctionnelle affirmée. Ainsi, l’iPhone 3G S est l’instrument de travail et de loisir que j’attendais depuis… Aller, disons une bonne vingtaine d’années ! C’est aussi une nouvelle illustration convaincante de convergence numérique, même si le côté logiciel de cette question mériterait encore d’importantes explorations.

L’iPhone 3G S, c’est en apparence un iPhone 3G. Mais les améliorations sont nombreuses. Il y a en particulier : une autonomie en progrès, une vitesse grandement accrue (grâce à un microprocesseur plus rapide et deux fois plus de mémoire), l’enregistrement vidéo (enfin !), une boussole intégrée, un écran peu sensible aux traces de doigts, un meilleur haut-parleur (moins de saturation), un contrôle du volume sur le micro des écouteurs, un contrôle vocal de certaines fonctionnalités. Il y a aussi les nouveautés de la version 3 du système : le copier/coller (enfin !), les MMS, la fonction modem, la recherche dans les données du téléphone, etc. Et même : un système de notification permettant de contourner en partie l’impossibilité de faire tourner une application tierce en tâche de fond (en partie puisque cela ne permet par exemple pas d’écouter la radio en utilisant une autre application).

Évidemment, il manque toujours certaines fonctions que l’on trouve ailleurs comme la visioconférence, mais je ne l’utilisais pas avec mon Nokia E61i et j’aurais d’autres requêtes : permettre à une application de tourner en tâche de fond (ça me plairait en particulier pour écouter la radio), avoir une fonction de recherche dans le texte, revenir à un rendu des couleurs plus neutre et retrouver le niveau de réception de l’iPhone 3G. Alors voilà, à part quelques détails, j’ai dans la poche un outil qui me convient particulièrement bien. Par contre, je n’ai toujours d’opérateur dont je serais vraiment satisfait

Un nouveau coup de maître d’Apple

Terminons, là encore en trois temps, par ce qui fait de l’iPhone un nouveau coup de maître d’Apple (après l’Apple II, le Mac, l’iPod, etc.) :
  1. Un modèle d’interface tactile qui a redynamisé le marché de la téléphonie (nombreux sont les constructeurs qui ont proposé des interfaces tactiles sans stylet suite à la sortie de l’iPhone, même RIM avec le BlackBerry Storm).
  2. Un modèle de distribution efficace des applications (tellement efficace que l’on voit mal aujourd’hui comment les concurrents pourraient rapidement revenir à la hauteur d’Apple, notamment en nombre d’applications disponibles).
  3. Un téléphone maintenant abouti (on peut considérer que les téléphones aux fiches techniques bien plus fournies s’adressent plutôt à des niches, par exemple à ceux qui veulent tourner des vidéos en haute définition).

En illustration deux vidéos prises avec mon iPhone 3G S.