Caractériser le rendu des jeux vidéo sur écran cathodique

Depuis la sortie de mon premier livre sur les jeux vidéo en 2001, je travaille sur le deuxième. J’en parlais ici il y quelques années et je reviens sur le sujet car le projet se précise de plus en plus. L’idée de départ est de produire un support de conservation du rendu si particulier des jeux vidéo sur écran cathodique. J’ai ainsi sélectionné des jeux et je les ai photographiés sur une télévision. Dans le livre, ces photos seront accompagnées par des notices et un texte sur l’approche.

En 2008, j’avais répondu aux questions du magazine Amusement et, pour la publication de l’interview, j’avais fourni des images comparant le rendu avec un émulateur (sans activer les filtres disponibles) et le rendu sur un écran cathodique. Je reprends aujourd’hui ces images (voir ci-dessous). C’est l’occasion de faire la comparaison et ainsi de caractériser le rendu des jeux vidéo sur écran cathodique. Le cadre d’étude étant : des jeux tournant sur des machines 8 ou 16 bits à affichage par balayage (donc non vectoriel).

Les images ci-dessous correspondent aux jeux suivants :
  • Castlevania sur Nintendo Entertainment System (NES, Famicom) ;
  • Fantasy Zone sur Sega Master System (Mark III) ;
  • Golden Axe sur Sega Mega Drive (Genesis) ;
  • Out Run sur Sega Mega Drive (Genesis) ;
  • PC Kid 2 (PC Genjin 2, Bonk’s Revenge) sur Nec PC Engine (TurboGrafx-16).
Caractéristiques

Tout d’abord, voici un ensemble de caractéristiques liées aux tubes cathodiques et que l’on retrouve dans mes photos :
  • lignes de balayage : l’affichage se fait par balayage horizontal et l’on perçoit nettement les lignes que cela produit (voir par exemple le ciel de Out Run) ;
  • niveau de luminosité : étant donné que les lignes de balayage sont un peu écartées, le rendu est globalement moins lumineux que le rendu de base d’un émulateur (voir par exemple le blanc du ciel de Fantasy Zone) ;
  • rondeur des détails et douceur globale : un pixel sur un écran cathodique n’est pas carré, il est plutôt rond (comparer par exemple les points blancs à l’horizon dans Out Run), ce qui procure un rendu beaucoup plus doux (comparer par exemple les fleurs de PC Kid 2) ;
  • diffusion de la lumière : la lumière se diffuse légèrement autour de chaque pixel affiché (pas très visible sur les images ci-dessous).

D’autres caractéristiques, liées à la qualité de l’écran :

  • décalages des couleurs : les trois composantes de chaque pixel ne sont pas toujours précisément affichées au moment endroit (voir par exemple le texte dans Castlevania, le rouge est décalé à gauche et le bleu à droite) ;
  • tremblements : pour diverses raisons, l’affichage peut ne pas être tout à fait stable ;
  • dédoublement : il peut y avoir comme une image fantôme plus ou moins décalée (voir les palmiers de Out Run).
Enfin, des caractéristiques que l’on ne retrouve pas dans mes photos (je les ai évitées pour les photos comme je les évite quand je joue) :
  • reflets : comme sur un écran plat brillant ;
  • bordure : espace vierge entourant la zone d’affichage du jeu ;
  • courbure : les dernières télévisions cathodiques étaient plates, mais pas les précédentes.
On pourrait ajouter la rémanence et des caractéristiques plus fines, mais l’essentiel concernant mes photos y est.

Style

Le rendu des jeux vidéo sur écran cathodique est fortement marqué au niveau du style par :
  • la qualité d’émission du signal vidéo (le signal vidéo d’une NES est par exemple connu pour ses couleurs qui bavent) ;
  • le type de ce signal (une sortie péritel RGB apporte par exemple une plus grande précision qu’une sortie composite) ;
  • la façon avec laquelle il est affiché par l’écran cathodique (l’écran peut par exemple généré un léger dédoublement).
À chaque niveau, plusieurs composantes stylistiques se manifestent pour produire le rendu qui nous intéresse ici.

D’un côté (à gauche sur les images ci-dessous) : la mémoire vidéo du système de jeu nous est affichée, avec fidélité. De l’autre côté (à droite sur les images) : la rencontre d’un signal vidéo avec un tube cathodique se manifeste. Cette rencontre correspond à l’expérience de jeu de l’époque, mais aussi au contexte de création de ces graphismes (du côté des auteurs). Conserver ce rendu, c’est donc conserver une esthétique, des sensations visuelles, mais aussi les intentions des artistes.

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Quelques photos sélectionnées pour une exposition

Des étudiants ont organisé à Compiègne une exposition de photos sur le thème de l’éphémère et j’ai été invité à proposer mes images. Voici donc ma sélection ainsi que le texte accompagnant les photos.

Cette sélection de photos se base sur une série que j’ai réalisée entre 2003 et 2005. Il s’agissait d’une démarche esthétique : représenter avec des photos certaines de mes sensations visuelles. Le temps de ces sensations – ponctuelles – s’est traduit sur le plan technique avec des poses un peu longues. C’est pourquoi j’avais intitulé cette série : Deux secondes. Voici quelques-unes de ces photos, accompagnées par d’autres, plus récentes, qui correspondent à la même démarche. Pour chaque photo, j’ai fait plusieurs prises de vues. Mais j’ai toujours gardé la première. C’est à chaque fois celle qui a figé la sensation visuelle. Même si les suivantes pouvaient me sembler plus réussies techniquement et esthétiquement, elles s’éloignaient forcément de la référence posée par la première. Aujourd’hui, pour ce type de photo, je double simplement par sécurité. Concernant les traitements, il n’y en a presque pas. Parfois un léger recadrage, parfois un réglage des couleurs ou du contraste. Finalement, le sujet de toutes ces photos se dégage assez simplement : la lumière.

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Date : 19/12/2003

Lieu : Départementale 104

Sujet : Lumière des phares et dernières lueurs du jour dans les nuages

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Date : 02/11/2007

Lieu : Parc Algonquin (Canada)

Sujet : Lumière de fin de journée rasant un cours d’eau

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Date : 09/04/2005

Lieu : Forêt autour de Pierrefonds

Sujet : Le ciel et des nuages obscurcis par des branches d’arbres

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Date : 03/04/2003

Lieu : Autoroute A1

Sujet : Lumières d’une ambulance à l’arrêt

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Date : 08/06/2007

Lieu : Anglet

Sujet : Le soleil et ses reflets sur l’océan

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Date : 19/04/2003

Lieu : Forêt autour de Pierrefonds

Sujet : Troncs d’arbres lumineux

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Date : 13/07/2003

Lieu : Discothèque Le Diam’s (route de Soissons)

Sujet : Lumières de la piste de danse

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Date : 12/07/2005

Lieu : Pyrénées

Sujet : Éclats de lumière sur l’eau d’un torrent

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iPhone 3GS ou Canon EOS 5D Mark II ? Rassemblement de traces ou recherche esthétique ?

Je me baladais dans la forêt autour de chez moi… Et là, stupeur : je n’avais pas pris mon appareil photo ! D’où le dilemme suivant : faire demi-tour pour aller le chercher ou continuer avec mon iPhone 3GS ? Argument pour la première possibilité : la nuit tombait. Argument pour la seconde possibilité : l’iPhone 3GS m’avait déjà surpris en basse lumière (un exemple et puis un autre). Finalement, j’ai poursuivi mon chemin. J’étais à Pierrefonds. J’ai fait le tour du château.

Je mets ici quatre des dix photos que j’ai prises (sans retouches). Bien sûr, je n’ai eu accès à aucun réglage et j’ai dû me contenter d’une focale fixe. Évidemment, la qualité des images n’a rien à voir avec celles que produit mon Canon EOS 5D Mark II (surtout dans ces conditions de faible luminosité où une grande sensibilité et une grande dynamique sont des atouts de taille). Mais, je n’avais pas le poids du reflex et l’iPhone 3GS a pleinement rempli son rôle de bloc-notes photo.

J’étais moins dans la recherche esthétique, plus dans le rassemblement de traces. Donc, c’était différent, intéressant. Toutefois, je garderai l’expérience en mémoire notamment pour ne pas oublier mon appareil photo la prochaine fois !

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Canon EOS 5D Mark II : récapitulatif

Étant donné que j’ai éparpillé quelques écrits sur le Canon EOS 5D Mark II à différents endroits, voici un petit récapitulatif :
Et avec Benoît Marchal dans le podcast Déclencheur :
Voici aussi quelques secondes de vidéo qui illustrent l’un des atouts majeurs d’un grand capteur : la faible profondeur de champ.

Et un exemple de vidéo tournée en basse lumière depuis la grande roue de Lille.

Configuration vidéo pour des tournages mobiles à quatre caméras, seul…

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En ce moment, je réalise quelques interviews avec quatre caméras : quatre plans fixes, donc aucun problème pour le faire seul. Et là, il se trouve que je vais commencer une série d’interviews dans le cadre de tournages mobiles : se déplacer dans un lieu, d’une pièce à l’autre par exemple. Je pourrais continuer à appliquer la méthode simple que j’ai mise en œuvre jusqu’alors : une caméra en mains et pas mal de plans de coupe. Mais les plans de coupe sont alors décalés dans le temps et j’aimerais, pour cette nouvelle série, des tournages multicaméra permettant la continuité temporelle dans l’enchaînement des plans. Comme je serai seul, je suis parti de l’idée connue d’un regroupement des caméras dans une configuration compacte et portable.

Pour cela, je me suis basé sur le stabilisateur (StaLiCam) dont je parlais dans le cadre de ma configuration vidéo pour l’appareil photo Canon EOS 5D Mark II. J’y ai installé mon camescope principal : le Canon XH A1, dont je peux facilement contrôler le zoom avec le pouce droit (je n’utilise pas le 5D Mark II pour ce type de tournage mobile justement parce que je dois pouvoir zoomer d’un doigt, mais aussi parce que je compte sur l’autofocus pour la mise au point).

J’ai fixé sur le StaLiCam un support présent dans le Cullman Touring Set afin d’installer, pour un plan fixe, mon camescope secondaire : le Canon HV20, sur lequel j’ai mis la torche à LED Litepanels Micro LPMICRO.

À l’aide du mini trépied Joby Gorillapod GP2, j’ai accroché un Sony Cyber-shot DSC-T500 sur le XH A1. Cet appareil photo filme en HD 720p, son plan fixe un peu décalé sera utile notamment pour les déplacements.

J’ai aussi ajouté un appareil photo derrière la torche à LED grâce à un mini trépied Joby Gorillapod GO-GO. Je ne précise pas la référence de l’appareil car je le remplacerai bientôt. Peut-être un Sony Cyber-shot DSC-T900… Peut-être un Panasonic Lumix DMC-TZ7… En tout cas, ce deuxième appareil photo est là pour me filmer un peu quand je pose des questions.

Pour le son, j’ai mis en suspension deux micros sur un rail fixé au XH A1. Un micro canon pour la personne que j’interview : un Rode NTG-1, branché dans le XH A1 (sur lequel est branché un casque Sony Pro MDR7506). Et un micro pour moi : un Sony ECM-MS907, branché sur le HV20.

Le tout pèse environ 6 kg. Alors pour répartir le poids et stabiliser l’installation, je compte sur le support Manfrotto 585 Modosteady (avec la poignée rouge sur la photo).

Mes premiers tests de cette configuration sont concluants. Donc je mettrai bientôt en ligne mes premiers résultats…

Mise à jour : j’ai remplacé le micro Sony ECM-MS907 branché sur le Canon HV20 par un Shure SM86 branché sur le Canon HX A1. Tout le son est ainsi concentré sur ce dernier camescope, ce qui sera plus pratique au montage.

Le Sony Cyber-shot DSC-T500 comme complément à un iPhone

Il y a encore quelques mois, je me baladais en général avec deux petits boîtiers électroniques : un téléphone, faisant l’objet d’usages assez variés (notamment photo et vidéo), complété par un iPod. Depuis, j’ai remplacé les deux par un iPhoneJe m’en sers tellement que je vide la batterie en quelques heures… En ce moment, l’iPhone remplace même ma PSP. Plutôt que de jouer à LocoRoco 2, je me régale avec Rolando. Par contre, l’iPhone ne permet toujours pas de filmer via une application disponible sur l’App Store.

Pour retrouver la fonction vidéo, il y avait principalement deux possibilités : passer par une application non validée par Apple (ce qui ne garantit pas d’avoir un téléphone toujours en état de fonctionnement) ou revenir à une configuration à deux petits boîtiers (l’iPhone et un équipement vidéo vraiment léger). Alors, je me suis demandé dans quelle mesure le deuxième boîtier pourrait aller au-delà d’une taille QVGA (320 sur 240 pixels) ou même VGA (640 sur 480). Là encore, j’ai vu principalement deux possibilités : un camescope HD miniature (comme le Flip MimoHD) ou un appareil photo ultracompact disposant d’un mode vidéo HD. Comme la deuxième solution est aussi orientée photo et que ce n’est pas le fort de l’iPhone, j’ai creusé cette piste.

Voici les critères que j’ai posés :
  • un appareil photo ultracompact ;
  • un boîtier très discret : noir et sans objectif qui dépasse ;
  • les dernières technologies : stabilisation, haute sensibilité, détection des visages ;
  • un mode vidéo 720p avec compression H.264 (et non pas Motion JPEG qui prend beaucoup trop de place) ;
  • une position grand-angle (35 mm) et une amplitude de zoom de 4x ou 5x ;
  • un appareil rapide à l’allumage et au déclenchement.

Et justement, le Sony Cyber-shot DSC-T500 vient de sortir. Quand il a été annoncé en août, je l’avais remarqué, mais je n’en avais pas besoin… Il remplace maintenant les fonctions photo et vidéo de mon ancien téléphone. En tant que bloc-note, il me convient tout à fait. Le T500 correspond donc pour moi à un compagnon très pertinent pour l’iPhone.

Évidemment, son interface tactile est loin de la fluidité proposée par Apple. Bien sûr, ce type d’objectif n’est pas très lumineux (ici : f/3,5-4,4). Mais il y a aussi des bonnes surprises, deux en particulier : le rendu des photos et celui des vidéos. Ces dernières présentent bien 720 lignes et un mode sensibilité élevée permet de filmer avec peu de lumière. Quant aux photos, elles sont vraiment correctes jusqu’à 400 (voir illustration). À 800 ISO, le bruit est clairement visible si l’on observe l’image à 100 %, mais cela ne représente pas un problème si l’on réduit l’image pour le Web et par ailleurs, les couleurs sont encore justes. Par contre, à 1 600 ISO, le bruit reste nettement visible après réduction de la taille de l’image et les couleurs perdent beaucoup de leur fidélité. À 3 200 ISO, c’est une catastrophe, mais il est clair que l’on voit mal comment cela pourrait être autrement… J’ajoute que pour les photos comme pour les vidéos, la mise au point (éventuellement avec détection des visages) fonctionne plutôt bien, tout comme la stabilisation.

Le Sony Cyber-shot DSC-T500 accompagne donc mon iPhone actuellement. Et puisqu’il a un mode vidéo HD, il conservera un intérêt certain le jour où une application pour iPhone permettra l’enregistrement vidéo (sûrement en 384 sur 288) ou même le jour où je changerai de téléphone 😉

Voici une photo de test prise avec le Sony Cyber-shot DSC-T500 à 400 ISO :

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Le Canon EOS 5D Mark II à la Cité des Enfants

La semaine dernière, je me suis rendu à la Cité des Enfants (à la Villette, à Paris). J’y suis allé en voiture, avec un GPS, un iPhone et un Canon EOS 5D Mark II. J’aimerais parler ici de ce dernier… Mais pour commencer, quelques mots sur l’iPhone et le GPS… L’iPhone n’est pas utilisable en tant que modem. Il a donc été impossible pour mon GPS de s’en servir afin se connecter à Internet. Alors un GPS intégrant une carte SIM (comme le TomTom GO 940 LIVE) devient tout de suite très intéressant… Heureusement que ce n’est quand même pas la seule raison qui me pousse à changer de GPS !

C’était mon troisième jour de test du Canon EOS 5D Mark II. Après des photos de nuit et des essais en studio, j’ai profité de cette visite pour le tester en tant que compagnon pour ma petite famille, tant pour les photos que pour les vidéos. En effet, cet appareil photo de type reflex numérique dispose d’un mode vidéo Full HD. Première conséquence : je n’ai pas eu à prendre de camescope. Ainsi, j’ai pris un sac plus petit, contenant juste le 5D Mark II et un 24-105 f/4 IS. Plus petit, donc moins encombrant, mais aussi plus léger : un vrai soulagement.
J’ai déjà évoqué certains nouveaux usages permis par le Canon EOS 5D Mark II. Il y en a deux autres que j’aimerais citer ici car ils correspondent particulièrement à ces dernières photos. Le premier : en faible luminosité, je me mettais souvent à 1 600 ISO et f/4 (donc profondeur de champ plutôt faible) alors que maintenant, je peux passer à 6 400 ISO et f/8 (donc une profondeur de champ plutôt moyenne). Le deuxième : à 6 400 ISO et l’ouverture maximale (f/4, f/2,8 ou f/1,8 en fonction de l’objectif que j’ai monté), je peux maintenant prendre des photos quasiment dans le noir. Ce sont là deux nouvelles libertés auxquelles j’ai eu souvent recours à la Cité des Enfants.
Une question se pose de manière évidente : « et le bruit ? » Il est remarquablement contenu jusqu’à 3 200 ISO (voir l’exemple en illustration). Il est même négligeable pour mes usages. À 6 400 ISO, il est bien sûr plus présent. Mais cela reste exploitable si l’on se permet un bruit visible ou si l’on vise seulement une qualité écran. Au-delà (12 800 et 25 600 ISO), c’est plus compliqué à gérer…
Autre question qui vient rapidement à propos du Canon EOS 5D Mark II : « et la vidéo alors ? » J’en suis très satisfait étant donné ce que j’avais repéré avant de partir pour la Cité des Enfants et ce que j’ai essayé sur place. Il faut effectivement que je me prononce en apportant ces précisions car il est clair que cet appareil ne remplace pas un camescope dans toutes les situations. Clairement, le mode vidéo du 5D Mark II connaît plusieurs limitations à prendre en compte. Voici mes premiers retours… Il n’y a par défaut pas de bouton d’enregistrement vidéo. Mais il est possible d’affecter cette fonction au bouton Set : pratique ! Ensuite, il ne faut pas compter sur la mise au point pendant une prise de vue. Il vaut mieux penser la vidéo plan par plan, avec à chaque fois une mise au point préalable. Autre limitation : quand on utilise le micro interne et la stabilisation légèrement sonore d’un objectif, le bruit du mécanisme s’entend dans la vidéo. On peut donc être amené à désactiver cette stabilisation (on peut aussi éviter l’autofocus pour cette raison). Dernier point de cette petite liste : la prise HDMI du 5D Mark II est une mini HDMI et le câble n’est pas fourni. On s’en sort avec un adaptateur ou un câble spécial si l’on n’est pas déjà équipé en mini HDMI.
Alors maintenant, les aspects vraiment agréables… Ah, les focales courtes : quel bonheur ! Elles sont directement accessibles, il me suffit de descendre par exemple à 24 mm. Donc, pas besoin de complément optique comme sur la plupart des camescope. Et forcément, le capteur 24/36 du Canon EOS 5D Mark II offre aussi l’accès à des profondeurs de champ plutôt faibles. Une grande ouverture et une focale plutôt longue garantissent des fonds tout à fait flous. Un régal pour les yeux si la mise au point est correcte, mais un piège si l’on ne maîtrise pas la mise au point… Quant aux fichiers obtenus, je les trouve très corrects, pour le son comme pour l’image. Il sont en tout cas largement satisfaisants pour cette utilisation (je pourrai en parler davantage par rapport à des situations plus exigeantes). Autre bonne impression : l’autonomie de la batterie. D’après l’indicateur, je n’en ai même pas consommé 30 %, alors que j’ai rempli une carte mémoire de photos et de vidéos (sachant que les vidéos nécessitent l’utilisation du mode LiveView).
D’ailleurs, il est préférable d’avoir pas mal de gigaoctets sous la main… J’ai rempli 4 Go en 2 h 00, alors que je n’ai pris qu’environ 60 photos (en JPEG + RAW) et une quinzaine de vidéos (d’un peu moins de 30 secondes en moyenne). Et pour l’instant, je dois garder tous ces Go de données bien au chaud car je ne peux pas traiter les fichiers RAW (au format CR2 de Canon) avec les versions actuelles des outils que j’utilise couramment : Lightroom, Photoshop et DxO Optics Pro. En attendant, je réessaye le logiciel fourni par Canon (DPP : Digital Photo Professional). Mais à nouveau, j’aimerais bien l’éviter…
Pour finir sur les nouveaux usages permis par le Canon EOS 5D Mark II, évoquons un point que je testerai sous peu : la photo au flash. Avec le 5D, je les faisais souvent à 400 ISO, pour prendre aussi l’éclairage ambiant, mais sans faire vraiment monter le bruit. Maintenant, je peux certainement monter à 1 600 ISO avec à peu près le même niveau de bruit, mais avec beaucoup plus de lumière ambiante…
Voici une photo (fichier JPEG sorti du Canon EOS 5D Mark II) que j’ai prise à la Cité des Enfants le 07/12/2008 (24 mm, 3 200 ISO, f/8, 1/50 s) :

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Voir aussi : le récapitulatif.