« Sortie digitale », « dématérialisation », ou simplement, téléchargement ?

Je lis plusieurs fois par jour la formule « sortie digitale », dans un contexte musical. Mais qu’est-ce que cela signifie ?…

Si je traduis en français, cela donne : sortie numérique. Mais cette traduction ne semble pas pertinente puisque la musique sur CD est elle aussi numérique. Ce que « sortie digitale » désigne, c’est tout simplement une sortie en téléchargement. Oh la la ! Quel gros mot : téléchargement… Apparemment, tout le monde ne semble pas disposé à l’utiliser, le suspectant sûrement d’une connotation illégale. Et puis, « digital », c’est aussi pour la frime à l’américaine… Alors, plutôt que d’aller vers téléchargement, éventuellement en précisant téléchargement légal, on nous dit « sortie digitale ». Personnellement, sortie en téléchargement me conviendrait tout à fait !

Je lis aussi très souvent le mot « dématérialisation », dans différents contextes, notamment celui des jeux vidéo. Dématérialisation… Vraiment ???

Y a-t-il vraiment dématérialisation quand un jeu est mis à disposition sur des serveurs, distribué en passant par d’autres machines constituant Internet et stocké sur des disques durs, cartes mémoire, etc. ? Ce n’est pas parce que le jeu n’est plus distribué en boîte, ce n’est pas parce qu’il n’est pas vendu sur un support physique, qu’il y a pour autant dématérialisation. Là encore, téléchargement suffirait.

Sélection d’outils pour travailler sur du texte

Voici une petite sélection d’outils que j’utilise quand je travaille sur du texte sous Mac OS X.

Saisie :
  • TextMate : éditeur de texte assez complet (pour la prise de notes) ;
  • OmniOutliner Professional : édition hiérarchisée (quand un niveau élevé de structuration est nécessaire avant la rédaction) ;
  • TeXnicle : éditeur de code TeX/LaTeX (pour la rédaction et le rendu du document, voir ici).
Outils :
  • MacTeX : distribution TeX/LaTeX (pour compiler le code TeX/LaTeX) ;
  • LaTeXiT : compile une portion de code TeX/LaTeX pour copier/coller le résultat ;
  • Antidote HD : dictionnaires de français (mais aussi correcteur grammatical) ;
  • Ultralingua : dictionnaire français/anglais (concis et précis à la fois, il m’aide notamment à trouver mes mots en français…) ;
  • FormatMatch : transforme le texte du presse-papier en texte brut ;
  • DropBox : stockage en ligne (pratique notamment pour retrouver ses fichiers sur d’autres machines ou pour partager des fichiers) ;
  • Vocal : en combinaison avec l’application du même nom sur iPhone, pour dicter du texte via Siri ;
  • la fonction Parole de Mac OS X pour la lecture orale du texte.
Au sein du texte :
  • OmniGraffle Professional : éditeur de schéma assez complet (exporte en PDF) ;
  • Numbers : tableur (pour les grand tableaux peu pratiques à éditer avec du code) ;
  • TexTable : pour exporter un tableau vers des commandes LaTeX.

iPhone 3GS ou Canon EOS 5D Mark II ? Rassemblement de traces ou recherche esthétique ?

Je me baladais dans la forêt autour de chez moi… Et là, stupeur : je n’avais pas pris mon appareil photo ! D’où le dilemme suivant : faire demi-tour pour aller le chercher ou continuer avec mon iPhone 3GS ? Argument pour la première possibilité : la nuit tombait. Argument pour la seconde possibilité : l’iPhone 3GS m’avait déjà surpris en basse lumière (un exemple et puis un autre). Finalement, j’ai poursuivi mon chemin. J’étais à Pierrefonds. J’ai fait le tour du château.

Je mets ici quatre des dix photos que j’ai prises (sans retouches). Bien sûr, je n’ai eu accès à aucun réglage et j’ai dû me contenter d’une focale fixe. Évidemment, la qualité des images n’a rien à voir avec celles que produit mon Canon EOS 5D Mark II (surtout dans ces conditions de faible luminosité où une grande sensibilité et une grande dynamique sont des atouts de taille). Mais, je n’avais pas le poids du reflex et l’iPhone 3GS a pleinement rempli son rôle de bloc-notes photo.

J’étais moins dans la recherche esthétique, plus dans le rassemblement de traces. Donc, c’était différent, intéressant. Toutefois, je garderai l’expérience en mémoire notamment pour ne pas oublier mon appareil photo la prochaine fois !

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Canon EOS 5D Mark II : récapitulatif

Étant donné que j’ai éparpillé quelques écrits sur le Canon EOS 5D Mark II à différents endroits, voici un petit récapitulatif :
Et avec Benoît Marchal dans le podcast Déclencheur :
Voici aussi quelques secondes de vidéo qui illustrent l’un des atouts majeurs d’un grand capteur : la faible profondeur de champ.

Et un exemple de vidéo tournée en basse lumière depuis la grande roue de Lille.

L’iPhone 3G S : l’aboutissement après deux révolutions

Je n’ai pas acheté le premier iPhone, tout simplement parce qu’au moment de sa sortie, j’avais un téléphone correspondant davantage à mes usages (en l’occurrence un Nokia E61i). Alors, j’ai emprunté ceux de quelques amis pour prendre part à la révolution que l’iPhone représentait en termes d’interface homme/machine…

Quand l’iPhone 3G est arrivé, j’ai commencé par attendre pour pas mal de raisons, notamment : il n’y avait toujours pas de fonction d’enregistrement vidéo sur ce modèle, les téléphones Android s’annonçaient prometteurs et par ailleurs, mon Nokia tenait toujours la route. Mais, le premier téléphone Android n’enregistrait pas de vidéo et le nombre d’applications pour iPhone augmentait de manière fulgurante. Alors, j’ai arrêté d’attendre et je suis passé du Nokia E61i à l’iPhone 3G. Pour résoudre le problème de la vidéo, je me suis tourné vers un appareil complémentaire, un Sony Cyber-shot DSC-T500. Je passe sur les histoires de jailbreak

Finalement, l’enregistrement vidéo est apparu de manière officielle sur l’iPhone avec le modèle 3G S. S pour speed, ce modèle est effectivement bien plus rapide, mais outre la vidéo, il propose beaucoup de nouveautés qui en font pour moi un aboutissement, c’est-à-dire l’iPhone que j’attendais (pour reprendre un slogan lié au modèle précédent) et j’ai donc rapidement demandé ce nouveau téléphone à mon opérateur.

Première révolution : l’interface tactile de l’iPhone

Les écrans tactiles sont déjà assez anciens à l’échelle de l’histoire de l’informatique. Citons d’une part les écrans plutôt larges et souvent fixes : bornes multimédia et guichets électroniques. Mentionnons d’autre part les écrans plus petits et souvent mobiles : ordinateurs de poche, assistants personnels électroniques (PDA), téléphones, etc. D’un côté, nous avons sur une large surface une application (par exemple pour payer du carburant) avec de gros boutons permettant une utilisation au doigt. Et de l’autre, nous avons sur une petite surface un système et de multiples applications avec des éléments graphiques nécessitant généralement l’utilisation d’un stylet.

L’iPhone se place dans la deuxième catégorie : un petit écran mobile avec de nombreuses applications. Mais Apple ne fournit pas de stylet. Et Apple a donc dû repenser entièrement les interactions homme/machine. L’interface graphique de l’iPhone s’utilise entièrement avec l’imprécision du doigt. Je trouve ce travail exceptionnel. On ne le remarque pas forcément face à l’attrait des interactions multipoint.

Deuxième révolution : l’App Store à l’heure de l’iPhone 3G

Au départ, l’iPhone était vendu avec quelques applications et Apple encourageait les développeurs à réaliser des applications Web adaptées pour ce téléphone. Mais la demande d’un kit de développement (SDK) pour programmer des applications natives était forte. Un jour, ce SDK a enfin été disponible. Avec en plus un modèle de distribution qui a bouleversé à nouveau le monde de la téléphonie :l’App Store, un magasin d’applications (gratuites et payantes) intégré au logiciel iTunes (sur Mac et PC, ce qui garantit un nombre important de clients potentiels).

Le déluge d’applications n’a pas tardé. Il y en a eu pour tous les goûts. Un exemple de type d’application très populaire : les clients pour le service de microblogging Twitter. Donc, même si le nouvel iPhone de cette époque-là (l’iPhone 3G) ne comblait pas tous les retards (il était 3G et avait une puce GPS, mais il manquait par exemple l’enregistrement vidéo et les MMS), il devenait très largement extensible et, comme le disait Apple, on trouvait (presque) une application pour chaque besoin. C’est aussi le moment où l’iPhone est devenu une nouvelle console de jeu portable avec des jeux originaux d’une qualité rare comme Rolando ou des jeux en 3D assez étonnants au niveau de leur réalisation comme Ferrari GT Evolution.

L’aboutissement avec l’iPhone 3G S

Il y a quelques semaines, l’iPhone 3G S est sorti… Ce modèle représente à mon avis un véritable aboutissement : une interface tactile exemplaire, un modèle efficace de distribution des applications et une richesse technologique et fonctionnelle affirmée. Ainsi, l’iPhone 3G S est l’instrument de travail et de loisir que j’attendais depuis… Aller, disons une bonne vingtaine d’années ! C’est aussi une nouvelle illustration convaincante de convergence numérique, même si le côté logiciel de cette question mériterait encore d’importantes explorations.

L’iPhone 3G S, c’est en apparence un iPhone 3G. Mais les améliorations sont nombreuses. Il y a en particulier : une autonomie en progrès, une vitesse grandement accrue (grâce à un microprocesseur plus rapide et deux fois plus de mémoire), l’enregistrement vidéo (enfin !), une boussole intégrée, un écran peu sensible aux traces de doigts, un meilleur haut-parleur (moins de saturation), un contrôle du volume sur le micro des écouteurs, un contrôle vocal de certaines fonctionnalités. Il y a aussi les nouveautés de la version 3 du système : le copier/coller (enfin !), les MMS, la fonction modem, la recherche dans les données du téléphone, etc. Et même : un système de notification permettant de contourner en partie l’impossibilité de faire tourner une application tierce en tâche de fond (en partie puisque cela ne permet par exemple pas d’écouter la radio en utilisant une autre application).

Évidemment, il manque toujours certaines fonctions que l’on trouve ailleurs comme la visioconférence, mais je ne l’utilisais pas avec mon Nokia E61i et j’aurais d’autres requêtes : permettre à une application de tourner en tâche de fond (ça me plairait en particulier pour écouter la radio), avoir une fonction de recherche dans le texte, revenir à un rendu des couleurs plus neutre et retrouver le niveau de réception de l’iPhone 3G. Alors voilà, à part quelques détails, j’ai dans la poche un outil qui me convient particulièrement bien. Par contre, je n’ai toujours d’opérateur dont je serais vraiment satisfait

Un nouveau coup de maître d’Apple

Terminons, là encore en trois temps, par ce qui fait de l’iPhone un nouveau coup de maître d’Apple (après l’Apple II, le Mac, l’iPod, etc.) :
  1. Un modèle d’interface tactile qui a redynamisé le marché de la téléphonie (nombreux sont les constructeurs qui ont proposé des interfaces tactiles sans stylet suite à la sortie de l’iPhone, même RIM avec le BlackBerry Storm).
  2. Un modèle de distribution efficace des applications (tellement efficace que l’on voit mal aujourd’hui comment les concurrents pourraient rapidement revenir à la hauteur d’Apple, notamment en nombre d’applications disponibles).
  3. Un téléphone maintenant abouti (on peut considérer que les téléphones aux fiches techniques bien plus fournies s’adressent plutôt à des niches, par exemple à ceux qui veulent tourner des vidéos en haute définition).

En illustration deux vidéos prises avec mon iPhone 3G S.

Mon/mes choix parmi les clients Twitter pour iPhone et Mac OS X

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Le nombre de clients Twitter pour iPhone est assez impressionnant : des dizaines. Voici un petit résumé de mes passages d’un client Twitter à un autre, sur iPhone et sur mon ordinateur. Ce petit résumé sera suivi d’un point sur les fonctions importantes pour moi, pour la consultation d’une part, et pour la rédaction d’autre part.

Comme j’utilisais Twitterrific sur mon ordinateur, j’ai commencé par Twitterrific aussi sur iPhone. C’était assez agréable : très simple et élégant. À ce moment-là, j’avais essayé d’autres clients Twitter, par exemple TwitterFon, mais sans être vraiment convaincu. Jusqu’au jour où je suis passé à Tweetie, une application dotée de nombreuses fonctions et d’une interface vraiment efficace. Du coup, je suis aussi passé à Tweetie sur mon ordinateur, notamment pour bénéficier du suivi des conversations. C’est alors que Twitterrific a été mis à jour sur iPhone : une interface toujours simple et élégante, mais avec cette fois-ci beaucoup plus de fonctions, par exemple l’intégration du service Instapaper pour remettre la lecture de certaines pages à plus tard. La version pour ordinateur n’a par contre pas évolué en parallèle. J’aurais pu m’orienter vers des clients multicolonne comme TweetDeck ou Seesmic Desktop, mais ils ne correspondaient pas à mes usages : je n’utilisais pas vraiment leurs principaux atouts et je n’y trouvais pas des fonctions importantes pour moi. Alors je suis resté sur Tweetie, et j’y suis encore, sur mon ordinateur. Sur iPhone, j’ai continué à tester pas mal de clients Twitter comme Nambu et Reportage. Je suis même revenu vers TwitterFon qui s’était largement enrichi en fonctionnalités entre temps. Et puis l’iPhone 3G S est arrivé et Twitterlator (voir illustration) a proposé des fonctions d’enregistrement de sons et de vidéos, ce que j’ai rapidement voulu essayer. J’ai pu constater que Twitterlator proposait par ailleurs une grande richesse fonctionnelle, derrière une interface pas forcément très plaisante. Alors voilà, je me retrouve avec quatre clients Twitter sur mon iPhone : Twitterrific, Tweetie, TwitterFon Pro et Twitterlator…

Voici les fonctions que j’apprécie particulièrement dans ces applications, tout d’abord pour la consultation :
  • proposer une interface simple et élégante (Twittelator est en retrait sur ce point) ;
  • proposer un cache des tweets pour ne pas avoir les télécharger tous au lancement de l’application (Tweetie ne le fait pas) ;
  • mettre en évidence les différences entre les tweets : où l’on est cité, dont on est l’auteur, ou autres (très clair avec Tweetie) ;
  • afficher une vignette quand le tweet contient un lien vers une image (comme Twittelator) ;
  • afficher la conversation liée à un tweet (les quatre clients Twitter dont je parle le font) ;
  • marquer certains tweets pour revenir dessus facilement plus tard (très simple avec Twitterrific) ;
  • permettre l’ajout d’un lien à Instapaper avant même d’accéder au site (comme Twittelator).
Et maintenant pour la rédaction :
  • lancer la rédaction d’un tweet depuis Safari en reprenant l’URL (les quatre le font) ;
  • réduire les URL via bit.ly de manière authentifiée (comme TwitterFon Pro) ;
  • permettre la réduction des URL lors de la saisie (comme Twitterific et Twittelator) ;
  • permettre le partage de photos via TwitPic en mettant le texte du tweet comme description de l’image (ce que fait Twittelator) ;
  • permettre le partage de sons et de vidéos (comme Twittelator, à qui il manque juste la possibilité de partager un son déjà enregistré).
Pour finir, deux des fonctions qui me manquent… 1. À l’arrivée de nouveaux tweets, une notification qui utiliserait le mode push de l’iPhone. 2. Une synchronisation en continu concernant l’état des tweets (lus ou non lus, marqués ou non) entre le client Twitter sur l’iPhone et celui sur l’ordinateur.

Au fait, mon compte Twitter est ici. Et actuellement, je l’alimente principalement avec Twittelator sur iPhone et Tweetie sous Mac OS X.

Mise à jour (novembre 2009) : TwitterFon Pro est devenu Echofon Pro. Ce client Twitter est aussi disponible sur Mac et propose la synchronisation des éléments non lus. Comme cette application dispose par ailleurs de presque toutes les fonctions dont j’ai besoin, je l’ai adoptée, donc à la fois sur iPhone et sous Mac OS X. Pour les notifications sur iPhone, j’ai testé plusieurs services. J’utilise actuellement Boxcar.

Le Canon EOS 5D Mark II à la Cité des Enfants

La semaine dernière, je me suis rendu à la Cité des Enfants (à la Villette, à Paris). J’y suis allé en voiture, avec un GPS, un iPhone et un Canon EOS 5D Mark II. J’aimerais parler ici de ce dernier… Mais pour commencer, quelques mots sur l’iPhone et le GPS… L’iPhone n’est pas utilisable en tant que modem. Il a donc été impossible pour mon GPS de s’en servir afin se connecter à Internet. Alors un GPS intégrant une carte SIM (comme le TomTom GO 940 LIVE) devient tout de suite très intéressant… Heureusement que ce n’est quand même pas la seule raison qui me pousse à changer de GPS !

C’était mon troisième jour de test du Canon EOS 5D Mark II. Après des photos de nuit et des essais en studio, j’ai profité de cette visite pour le tester en tant que compagnon pour ma petite famille, tant pour les photos que pour les vidéos. En effet, cet appareil photo de type reflex numérique dispose d’un mode vidéo Full HD. Première conséquence : je n’ai pas eu à prendre de camescope. Ainsi, j’ai pris un sac plus petit, contenant juste le 5D Mark II et un 24-105 f/4 IS. Plus petit, donc moins encombrant, mais aussi plus léger : un vrai soulagement.
J’ai déjà évoqué certains nouveaux usages permis par le Canon EOS 5D Mark II. Il y en a deux autres que j’aimerais citer ici car ils correspondent particulièrement à ces dernières photos. Le premier : en faible luminosité, je me mettais souvent à 1 600 ISO et f/4 (donc profondeur de champ plutôt faible) alors que maintenant, je peux passer à 6 400 ISO et f/8 (donc une profondeur de champ plutôt moyenne). Le deuxième : à 6 400 ISO et l’ouverture maximale (f/4, f/2,8 ou f/1,8 en fonction de l’objectif que j’ai monté), je peux maintenant prendre des photos quasiment dans le noir. Ce sont là deux nouvelles libertés auxquelles j’ai eu souvent recours à la Cité des Enfants.
Une question se pose de manière évidente : « et le bruit ? » Il est remarquablement contenu jusqu’à 3 200 ISO (voir l’exemple en illustration). Il est même négligeable pour mes usages. À 6 400 ISO, il est bien sûr plus présent. Mais cela reste exploitable si l’on se permet un bruit visible ou si l’on vise seulement une qualité écran. Au-delà (12 800 et 25 600 ISO), c’est plus compliqué à gérer…
Autre question qui vient rapidement à propos du Canon EOS 5D Mark II : « et la vidéo alors ? » J’en suis très satisfait étant donné ce que j’avais repéré avant de partir pour la Cité des Enfants et ce que j’ai essayé sur place. Il faut effectivement que je me prononce en apportant ces précisions car il est clair que cet appareil ne remplace pas un camescope dans toutes les situations. Clairement, le mode vidéo du 5D Mark II connaît plusieurs limitations à prendre en compte. Voici mes premiers retours… Il n’y a par défaut pas de bouton d’enregistrement vidéo. Mais il est possible d’affecter cette fonction au bouton Set : pratique ! Ensuite, il ne faut pas compter sur la mise au point pendant une prise de vue. Il vaut mieux penser la vidéo plan par plan, avec à chaque fois une mise au point préalable. Autre limitation : quand on utilise le micro interne et la stabilisation légèrement sonore d’un objectif, le bruit du mécanisme s’entend dans la vidéo. On peut donc être amené à désactiver cette stabilisation (on peut aussi éviter l’autofocus pour cette raison). Dernier point de cette petite liste : la prise HDMI du 5D Mark II est une mini HDMI et le câble n’est pas fourni. On s’en sort avec un adaptateur ou un câble spécial si l’on n’est pas déjà équipé en mini HDMI.
Alors maintenant, les aspects vraiment agréables… Ah, les focales courtes : quel bonheur ! Elles sont directement accessibles, il me suffit de descendre par exemple à 24 mm. Donc, pas besoin de complément optique comme sur la plupart des camescope. Et forcément, le capteur 24/36 du Canon EOS 5D Mark II offre aussi l’accès à des profondeurs de champ plutôt faibles. Une grande ouverture et une focale plutôt longue garantissent des fonds tout à fait flous. Un régal pour les yeux si la mise au point est correcte, mais un piège si l’on ne maîtrise pas la mise au point… Quant aux fichiers obtenus, je les trouve très corrects, pour le son comme pour l’image. Il sont en tout cas largement satisfaisants pour cette utilisation (je pourrai en parler davantage par rapport à des situations plus exigeantes). Autre bonne impression : l’autonomie de la batterie. D’après l’indicateur, je n’en ai même pas consommé 30 %, alors que j’ai rempli une carte mémoire de photos et de vidéos (sachant que les vidéos nécessitent l’utilisation du mode LiveView).
D’ailleurs, il est préférable d’avoir pas mal de gigaoctets sous la main… J’ai rempli 4 Go en 2 h 00, alors que je n’ai pris qu’environ 60 photos (en JPEG + RAW) et une quinzaine de vidéos (d’un peu moins de 30 secondes en moyenne). Et pour l’instant, je dois garder tous ces Go de données bien au chaud car je ne peux pas traiter les fichiers RAW (au format CR2 de Canon) avec les versions actuelles des outils que j’utilise couramment : Lightroom, Photoshop et DxO Optics Pro. En attendant, je réessaye le logiciel fourni par Canon (DPP : Digital Photo Professional). Mais à nouveau, j’aimerais bien l’éviter…
Pour finir sur les nouveaux usages permis par le Canon EOS 5D Mark II, évoquons un point que je testerai sous peu : la photo au flash. Avec le 5D, je les faisais souvent à 400 ISO, pour prendre aussi l’éclairage ambiant, mais sans faire vraiment monter le bruit. Maintenant, je peux certainement monter à 1 600 ISO avec à peu près le même niveau de bruit, mais avec beaucoup plus de lumière ambiante…
Voici une photo (fichier JPEG sorti du Canon EOS 5D Mark II) que j’ai prise à la Cité des Enfants le 07/12/2008 (24 mm, 3 200 ISO, f/8, 1/50 s) :

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Voir aussi : le récapitulatif.